Flash festival en France 2002
,

Premier rendez-vous francophone du contenu animé et interactif pour Internet,
la manifestation se déroulait samedi 25 mai au Centre Pompidou à Paris.

Le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine, pour un festival qui s'annonce plus étoffé.

|WebJam|

La « WebJam » est une production en direct réalisée par un collectif constitué de développeurs et de graphistes reconnus, mais aussi de jeunes talents.

_________La veille au Web Bar, un tirage au sort avait déterminé les équipes pour la WebJam du lendemain. Il s’agissait de constituer des groupes de 3 personnes :
un graphiste, un développeur et un graphiste ‘junior’ (jeune talent). Le
hasard reste le hasard , le graphiste et le développeur représentants Mégalo
Studio ( Léonard Bertrand et Lionel Arnaud ) se sont retrouvés ensemble.


Mégalo Studio, Léonard Bertrand

_________Les participants de la WebJam se retrouvaient le lendemain au centre
Pompidou à travailler sur leur module respectif tout en étant directement en
contact avec le public, ce qui permettait de voir Jeanne Deleau de Nocopy à
l’oeuvre dans sa préparation des décors et personnages ou Olivier Letremble
de Overage4design penché sur son code. Les ‘Webjameurs’ disposaient de 9
heures pour réaliser une oeuvre au thème imposé: le spectacle, avec pour
déclinaison : le cirque, la musique interactive et la danse.


Yamago, Mathieu Anthoine

Pendant que les équipes apprenaient à se découvrir et travaillaient
d’arrache-pied (10 heures, c’est juste...c’est parfois le temps qu’il faut
pour tomber d’accord, les conférences s’enchaînaient.

 


Made-in-plastic, Le Thanh Lam

Composition des équipes :

Funkycircus : François Benesse (TeAm CHman), Stenkat (Kimasa), David Rondel
(Overage4design)

Save le Clown : Fabien Riffaud (GlobZ), Le Thanh Lam (Made-in-plastic), Gael
Rayon (Frogcast)

Dorémi Game : Jeanne Deleau (Nocopy), Mathieu Anthoine (Yamago), J-C Tessier (Artiery)

Monstronomikum : Olivier Cramm (Nocopy), Rodolphe Bonvoisin (TeAm CHman),
Emmanuel Letremble (Overage4design)

MegaMago Circus : Léonard Bertrand (Megalo Studio), Frédéric Smyczynski
(Yamago), Lionnel Arnaud (Megalo Studio)


Frogcast, Gaël Rayon

Les contenus créés lors de la WebJam, sont disponibles sur le site.

 

|Soirée de clôture|

Performance artistique par James Paterson et Amit Pitaru : Insert Silence

_________30 minutes de bonheur avec une présentation d'animations (dont le jeu réalisé pour The Thirdplace que l'on redécouvrait avec Amit Pitaru aux commandes).


Amit Pitaru - Insert Silence

Paterson et Pitaru semblent faire l'unanimité, il est vrai qu'on ne se lasse pas de leurs travaux, d'autant plus que les grands écrans mettent en valeur les chorégraphies vectorielles du duo.
En bonus, nous avons eu droit à une interprétation live de Amit au piano pilotant le
code développé par le duo, un très bon moment.

Présentation de la WebJam

_________Suivait la présentation des projets réalisés au cours de la Webjam. Les résultats sont de qualité pour des réalisations faites en 10 heures dans des conditions volontairement pas forcément idéales pour la concentration, avec un public naturellement et sympathiquement curieux qui tourne autour des machines en posant des questions.


Funkycircus-TeAm CHman, Stenkat, Overage4design


Les contenus créés lors de la WebJam, sont disponibles sur le site.

_________Enchaînait la nomination des lauréats du festival. Celles-ci sont disponibles sur site.


Guylaine Monnier, organisatrice du festival

_________La soirée se terminait par un cocktail dînatoire, animé par une performance de mix d'images et de musique avec Chalet (Suisse) feat. Cabanne (Paris).
François Chalet remplaçait au pied levé un Niko Stumpo qui n'a pu quitter l’Italie pour se rendre à Paris suite à un problème de passeport.



Le secret minceur, Oeil pour Oeil - Prix Animation

 

 

 

|Conférences|

11H00: 11h00-11h45: DE-construction de site: Banja

_________Guillaume Clary et Frédéric Gay de Chman exposaient au public les coulisses de Banja avec une présentation, pour commencer, des principaux personnages et animaux (cycles de vie) qui animent le jeu.
Suivait un décryptage des différentes zones qui le structurent. Démonstrations de quelques mini-jeux qui ponctuent l’évolution de l’utilisateur au sein même de Banja.
Nous pouvions découvrir l’architecture de l’ïle magique, avec les plans découpés en zones numérotées et la cohérence entre celle-ci. Guillaume et Frédéric, après s’être arrêtés sur la présentation des agendas, mails, ‘scorings’ et chats dont disposent
les joueurs (vocation communautaire du jeu oblige) nous parlaient de la
méthode de travail mise en oeuvre pour faciliter l’élaboration de nouveaux
épisodes, de même qu’ils détaillaient le processus technique (BWIPI: moteur
de déplacements et de collisions. ) qui régit le jeu, ce qui nous
permettait, entre autres, un petite exploration en direct des .fla avec la
visualisation des zones d’actions qui déclenchent les dialogues des
personnages autres zones de clics pour le zoom : un dialogue est appelé en
fonction de la zone cliquable (pris en charge par le ‘Ghostloading’: moteur
qui s’occupe du chargement des différents dialogues), idem pour le décor de
fond du personnage lors du zoom en fonction de la zone active cliquée.
Le moteur principale (déplacement, zoom etc..) communique avec le réseau
(NETWORK) qui réceptionne les données et les traite en ASP. Avec une
présentation de l’outil développé en C++ (save de fichier INI) qui permet
d’écrire dans le fichier afin de stocker les dialogues (fichiers TEXT).
Un exposé qui permettait au public de mieux comprendre les rouages de la
conception de jeu en Flash.

12h00-12h45: Mouvement programmatique

_________Bertrand Saint-Guillain (Supersatori.com), Yann Rayon (Frogcast), Jérôme Cordiez (Regart.net) nous parlaient de l’intérêt des nouvelles fonctionnalités de Flash. Pourquoi utiliser Flash ?
La vectorisation et les possibilités d’exploitations de Flash font de ce logiciel un outil de création spécifique, puisque le travail se fait sur la surface, une approche différente du travail au pixel près.
Les possibilités d'animations ont d'abord donné un sens ludique quant à son utilisation, le swf devient alors un 'jouet', l'utilisateur n'ayant pas le contrôle de ce qu'il déclenche via l'interaction, en gros; il participe mais ne décide pas. Mais Flash ne permet pas seulement de faire de l'animation passive comme chacun sait, l'utilisation des Composants (démocratisés dans MX) permet aux 'non-codeurs' la mise en place rapide d'actions. Quant à ceux qui n'ont pas peur de mettre la main à la pâte, ils pourront aller beaucoup plus loin dans l'exploitation de Flash, ouvrant d'autres horizons, Flash n'étant pas seulement un soft qui permet de faire une intro souvent inutile.
Le débat était illustré d'exemples: des petites présentations de modules réalisés dans Flash (100% programmation). Yann Rayon commentait ses petites réalisations qui faisaient appel à des actions différentes, au départ très basiques: un module composé de simples lignes représentant des cordes de sitar qui déclenchaient des sons en fonction du roll over ou le déplacement d'un objet qui suit un circuit imposé etc... Des exemples crescendo, on partait de modules très simples puis on découvrait des modules un peu plus complexes qui jouent sur les clips.
On passait ensuite à une démonstration d'utilisations détournées de routines 3D
(suppressions des arêtes, travail de la corde comme une forme, aplat uni
d'une représentation tridimensionnelle pour créer d'autres perceptions) dans
le but justement d'exploser cette perception. Le genre de détournement qui
laisse un grand terrain d'expérimentations quand on sait l'étendue des
possibilités qui s'ouvre dés lors que l'on ajoute d'autres facteurs comme
l'utilisation de données aléatoires. On a pu voir un générateur d'écritures, décliné en générateur de formes graphiques (les lettres simplement remplacées par des éléments graphiques).
Jérôme Cordiez revenait sur la gestion des composants de Composants (code
sous forme de clip) illustrant en direct ses propos ( en partant sur des
comportements basiques 'collision', vitesse, gravité et leur coopération
entre eux) démontrant ainsi les gains de temps en productivité et la
facilité de développement (réglage des paramètres). La possibilité de
réutiliser un composant "comportement" développé ou la gestion des dossiers de
composants (Extension manager) qui permet de mieux planifier le travail dans
le cas où il est repris par d'autres maillons de la chaîne de conception
facilitent la tâche la production, c'est d'ailleurs une des évolutions majeures de la
version MX.


14h00-15h00: Présentation produit : Macromedia Flash MX

_________Florent Pajani de Macromedia présentait Flash MX et les nouveautés de cette dernière version du logiciel phare de création de contenus animés, interactifs et dynamiques pour Internet.
Présentation également de Flash Remoting, bientôt disponible, qui permet de créer des applications serveur de pair avec Cold Fusion MX, entre autres.


15h15-16h30: Perspectives de développeurs

Olivier Besson (Globz), Gullaume Clary (teamcHmAn), François Narboux
(Millimages), Bruno Samper (Panoplie), Jérôme Favre-Félix (MegaloStudio)

_________Retour en arrière pour cette session avec en introduction une présentation de jeux ou modules développés par les intervenants, il y a quelques années, sur Flash 3. De simple jeux de coloriage destinés aux enfants et autres flippers (une interaction uniquement basée sur des animations) réalisés par Globz. Guillaume de Team Chman expliquait sa façon de procéder à l'époque, créant de fausses variables en jouant avec des stops aléatoires sur les frames... En effet , 'Stop' et 'Play' étaient les deux seules actions avec lesquelles il fallait jongler
pour rendre interactif les animations...
Puis, la séquence 'souvenirs' laissait la place à des présentations récentes voire en cours comme le jeu développé par Panoplie, Bruno Samper dévoilait la version alpha d'un jeu (multi-users , chat) réalisé pour la Villette. Un univers organique, avec
des avatars qui doivent manger du bétails pour grandir et devenir ado... et
comme il n'y a pas que la nourriture dans la vie, ils peuvent également se
reproduire... Plusieurs niveaux et une approche originale dans les
personnages et décors. Rendez-vous en septembre pour connaître les
finalités de ce jeu.
Jérôme Favre-Félix de Mégalo parlait des différents usages de Flash en production: sites et jeux bien sûr mais également l'habillage télé et bornes interactives.
François de Millimages expliquait que l'interaction était le dernier de ses soucis et pour cause puisque la société Millimages s'occupe essentiellement de produire des animations (pas de programmation). Le but étant d'attirer les illustrateurs traditionnels à Flash en adaptant leurs planches à l'animation; il vantait les avantages financiers de Flash (équipe réduite et coût moindre).
Ensuite, la part belle était faite aux questions avec le public où les moins timorés pouvaient profiter de ce 'forum' pour éclairer leurs lanternes.

17h00-18h15: Technologies en présence

Avec Antoine Quint (Ilog, membre W3C), Cédric Trojani (Graphinc), Tristan
Philippe (Praktica) et Benjamin Aïdan (MegaloStudio)

_________Cédric Trojani présentait SWIFT 3D, logiciel de création 3D pour Flash. Antoine Quint présentait ensuite le SVG (scalable vector graphics), un format
d'encapsulation graphique qui use d'une grammaire XML pour décrire des
données graphiques en 2D, un standard développé au sein du W3C .
On nous dit qu'on retrouve les même possibilités qu'offre Flash avec ces différences: pas de frame par frame, l'animation est temporelle, ce qui permet par
exemple de garder la même durée pour une animation quelque soit la puissance
de la machine. On a la possibilité d'animer les filtres comparables à ceux
de Photoshop, par exemple, ce qui implique une lourdeur à l'affichage mais qui
peut également permettre des formes d'interactivités évoluées. (effet
d'ombres qui suit la souris comme une lumière par exemple). Le texte est
sélectionnable (possibilité de copier/coller) et indexable. L'avantage se
situe aussi dans le référencement facilité par le fait que le fichier
d'animation est en texte et non en binaire comme sur Flash. Supporte XML
XLST CSS XFORMS RDF DOM. L'API de SVG (API GRAPHIQUE NATIVE). Dernière précision: il ne faut pas oublier de télécharger le plug-in ( 2,2 Mo).
Tristan Philippe de Praktica et Thomas Goetz de Ergh2.net présentaient Les dernières évolutions du site. La problématique était posée en ces termes. Comment faire réagir et informer les visiteurs d’un site magazine comme Praktica dont la masse d’information est de plus en plus conséquente. Le Dhtml étant lourd à gérer, difficilement compatible entre les navigateurs, on lui préfère aujourd’hui une
programmation en Flash qui permet plus de souplesse et d’interactivité.
Tristan a essayé de démontrer que le quatuor (Flash, PHP, MySql et le XML)
pouvait offrir des solutions d’immédiateté dans la remontée de l’information
vers le visiteur.

18h30-19h30: Produits: 3D, vidéo et animation


Avec Richard Morawiec (Discreet), Frédéric Moreau (Discreet), Hugo Vassal (Yamago), Richard Courçet (Apacabar), Franck Infelta (Apacabar)

_________Plasma de Discreet. Autant le dire tout de suite, nous avons
été très impressionnés par Plasma qui n’est autre qu’un 3DSMax simplifié. Je
vous livre les fonctionnalités du programme : Le menu contextuel (Squad)
comme sous MAX ou Maya, surface Nurbs (objet en courbe), placement dynamique
de l’image mapping sur les polygones, animation comportementale, enveloppe
Skimming, courbes de mouvement pour adoucir l’animation, moteur physique
(Masse, Friction...) et enfin, le plus important, exportation en Flash de
l’animation ou en Shockwave3D.
Hugo Vassal a démontré l’utilisation de Plasma dans les
différentes productions de Yamago (beta testeur pour Discreet).
_________Squeeze de Sorenson ou la compression ultime. Le présentateur nous fit une petite démonstration qui pourrait se résumer en une phrase choc :
Un film tiré d’une interview de Sandra Bullock passe de 80 Mo à 208 Ko !
Le choc venant de l’allègement du .mov.
Un autre exemple ? Un extrait de film d’action passe de 40 Mo à 360 Ko. La qualité reste visiblement tout à fait convenable. L’intérêt de Squeeze est bien évidement de sortir des films en Flv pour flash MX.
_________Quant à ToomBoom, c’est un logiciel spécialement pensé pour les dessinateurs de cartoon sur Flash. Les placements et déplacements des caméras comme un logiciel 3D sont appréciables, à part qu'ici c'est de la 2D, les différents plans sont comme des décors de théâtre.

 

 

 

 

Photos par Philippe Munda, Paris
D'après les propos reccueillis par Philippe Gully, Praktica

 

 

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