Communiqué de presse
DOTnana, création 2004
Création : res publica & Lab[au]
Interprétation : Maria Donata d’Urso
Costume : Judith Hüsch
La création DOTnana, sera présentée pour la première fois à l'ouverture de la soirée de remise de trophées du Flash Festival en France, le 08 mai 2004 au soir, grande salle du Centre Pompidou. Ce projet est une nouvelle étape de la compagnie de danse, res publica (France) et le bureau d’architecture et urbanisme Lab[au] (Belgique) dans l’exploration de l’interactivité entre scène et public.
Abstract
DOTnana est un dispositif interactif composé d’une projection vidéo interactif, d’une danseuse et du public. À travers l’intégration de ce dispositif scénique numérique, la création questionne la transformation de la chorégraphie en tant que forme d’écriture scénique préétablie vers une forme ou la représentation finale est le résultat d’un processus d’interaction, entre la danseuse et le public à travers les médias numériques qui établissent le code de cette relation.
Descriptif
Codification : L’espace scénique se constitue par le cône de lumière d’une vidéo projection sur la scène, le sol et un écran au fond. Un scan balaye l’espace vide, laissant une matrice des traits blancs sur fond noir. Ainsi la scène se constitue mettant en rapport l’espace (la matrice) et le temps (le scan), à travers des repères de mesure qui resteront pendant toute la représentation.
Dans les interstices des traits s’affiche le mot DONATA. Une danseuse du même prénom intercepte avec son corps successivement les lettres D-O-T-N-A-N-A, transformant ainsi le sens dénoté du mot à une relation connotative et établie un lien entre son corps et la projection par un code lexical.
Le mot « Dotnana » se traduit par la suite en un code visuel ou les lettres deviennent des points (dots) formant des lignes verticales, horizontales et diagonales. La danseuse intercepte les points avec son corps en prenant des postures correspondantes, instaurant par la même une relation abstraite entre le corps et l’espace de projection. Chaque ligne laisse la trace d’un point qui forme au fur et à mesure un schéma du corps humain ou chaque articulation et signalé par un point. La danseuse est ainsi représentée par un schéma articulé permettant au public d’interagir avec la danseuse.
Interaction/enregistrement : Le public peut manipuler, moyennant un trackball, la danseuse en déplaçant les points des articulations sur l’écran. La danseuse met en relation le schème et son corps en imitant d’abord les modifications. Le schéma qui n’est que une représentation graphique du corps sans aucune limite anatomique, amène la danseuse à mettre en relation la représentation graphique et chorégraphique par des qualités plus abstraites et propres à la danse tel que la dynamique, la flexibilité, la force…
Construction sonique : Chaque déplacement laisse une trace en forme d’un point, représentant un son qui est déterminé par ses coordonnées sur la matrice. Le public établi ainsi, en temps réel une partition sonore et chorégraphique qui s’enregistre. Le scan, introduit au début de la performance, lit la partition sonore qui se construit progressivement par l’interaction entre la danseuse et le public et devient ainsi un protocole sonore de ce processus.
Playtime : Après un temps donné, l’enregistrement de la partition est relancé et devient une animation, rejouant la partition chorégraphique et sonore. Par une inversion des couleurs entre fond d’écran et les symboles, des traits blancs se dessinent sur le corps et l’écran mettant en avant l’immersion de la danseuse et l’espace de la projection.
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